| Le « ray feeding » perturbent les raies pastenagues des îles Caïmans |
| 19-04-2009 | |
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On s’en doutait depuis longtemps, Bradley Wetherbee, professeur de biologie d’une université de Rhodes Island l’a prouvé :
Depuis 2002, le professeur étudie avec ses élèves les conséquences du nourrissage de raies pastenagues sur la bien nommée Stingray City dans les îles Caïmans (Cayman Islands), qui figure parmi les destinations de plongée les plus connues au monde. Les résultats sont édifiants. Bien que les raies pastenagues aient adopté une activité nocturne depuis des millions d’années, il s’avère que les activités touristiques ont inversé cette tendance. Non seulement les raies pastenagues des îles Caïmans sont devenues très actives durant le jour, mais à présent elles dorment pendant toute la nuit ! Et ce n’est pas tout : le nourrissage a également engendré un changement au niveau de la composition de la nourriture des raies et par conséquent de leur taille. D’après le professeur Wetherbee, les raies pastenagues « sauvages » se nourrissent principalement d’invertébrés, de vers et de coquillages qu’elles trient avec leur bouche dans les fonds sablonneux. Or, les prestataires de tourisme incitent les touristes à les nourrir avec du poisson et surtout avec des calmars. D’après les dernières études de Wetherbee, la taille des raies nourries est beaucoup plus importante que celles des spécimens sauvages, avec des femelles presque deux fois plus grandes que les mâles. D’ailleurs, les résultats indiquent parallèlement une croissance de la population de femelles dans le groupe. D’après les recensements effectués en 2002 et 2003 sur le site de « Stingray City », Wetherbee a taggé 181 raies, dont 80% d’entre elles étaient des femelles, alors que dans la nature la population est équilibrée.
D’après le professeur, ce genre d’activités d’interaction et de nourrissage entre les touristes et les animaux s’est développé ces dernières années dans plus de 70 pays, bien que leurs conséquences sur les animaux sont loin d’être anodines. Un constat à méditer pour les vacanciers en quête d'activités de découverte de type « naturaliste », d'où l'importance de bien se renseigner sur la nature, l'encadrement et les conséquences de l'activité proposée. Crédit photo : © Laëtitia Scuiller Source : http://media.www.ramcigar.com/ |
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